Dégustation Du 12 Octobre 2026 : A1710 La Perle
Entre approbation et rejet total, le rhum A1710 La Perle ne laisse personne indifférent.
Porté par une distillation en alambic charentais qui lui confère une texture opulente et un profil aromatique hors norme, ce blanc agricole divise : adoré par les uns pour sa complexité unique, jugé trop lourd par les autres.
Plongée au cœur d’un flacon clivant qui bouscule tous les codes du genre.

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Notes de dégustation :
Apparence : robe parfaitement limpide, transparente et cristalline, avec une belle brillance. Des larmes épaisses et lentes descendent le long du verre, témoignant d’une belle matière et de gras en bouche.
Nez : premier nez très expressif, vif et frais. Il dévoile immédiatement la canne à sucre fraîchement coupée, accompagnée de notes florales subtiles (fleurs blanches). En s’aérant, le profil se complexifie avec des arômes d’agrumes vifs (zeste de lime, pamplemousse) et des touches légèrement végétales et poivrées.
Bouche : attaque franche mais d’une grande douceur. La texture est huileuse, presque enrobante. Explosion de saveurs gourmandes de canne mûre, rehaussée par des notes fruitées (fruits exotiques légers) et des pointes d’épices douces (poivre blanc, gingembre). L’alcool est parfaitement intégré, apportant de la chaleur sans aucune agressivité ni brûlure.
Finale : Longueur remarquablement longue et suave qui s’étire sur la fraîcheur des agrumes et la douceur naturelle de la canne, laissant une empreinte très propre et rafraîchissante sur le palais.
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Le rhum A1710 La Perle peut être considérée comme un rhum relativement clivant, mais dans l’univers des amateurs éclairés, cette division s’explique par son profil très particulier :
Ce qui le rend clivant : Contrairement à la grande majorité des rhums blancs agricoles martiniquais qui sont distillés en colonne (ce qui donne un profil net, droit, très végétal et minéral), A1710 La Perle utilise un alambic charentais en cuivre. Cette méthode de distillation discontinue confère au rhum une texture beaucoup plus lourde, grasse, et des arômes de fruits très mûrs, de compotée, voire une pointe fermentaire un peu « sauvage » qui peut surprendre les puristes habituels des codes industriels ou traditionnels de l’île.
Le camp des conquis : Les amateurs de rhums de dégustation complexes l’adorent pour son originalité, sa richesse aromatique hors norme et sa texture en bouche unique. C’est d’ailleurs un profil salué par les critiques et récompensé dans des concours internationaux.
Le camp des réfractaires : À l’inverse, les amateurs cherchant la fraîcheur pure, nette et incisive d’un rhum de colonne classique (type Neisson ou Clément) peuvent le trouver parfois trop lourd, atypique ou déroutant.
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Source :
La Maison Du Whisky